Maman me dit qu'ils partent à Marseille pour te voir
Je crois comprendre mais je n'veux pas y croire
Je t'ai vu cet été
Et pourtant tu faisais comme si tout était parfait
Je te voyais malade, souffrnat, mais toi tu disais que ça allait
J'étais loin de me douter...
Je vois encore cette image de toi, toujours le sourire aux lèvres, le regard pétillant,
Ce regard s'est transformé, il s'est vidé, et ne dégage plus aucune émotion
Puis au fil du temps, il s'est éffacé
Ce matin, Samedi 24 Novembre 2008,
Papa est venu me chercher.
En entrant dans la voiture, un froid régnait,
Puis il a prononcé ces mots si puissants: " ça y'est c'est fini "
C'était comme si le ciel m'était tombé dessus,
Je revoyais chaque instant passé à tes côtés
Je m'en voulais. Mais de quoi ?
Car nous n'avions rien pu faire pour t'empécher de nous quitter
Cette maladie t'a bouffé, t'a anéantie
Et nous étions seuls, impuissants face a celle-ci.
Tu t'éteignais sous nos yeux
Petit à petit tu es monté aux cieux.
Tu nous quittes trop tôt
Et cela sans un mot
J'aurais tellement voulu entendre ta voix
Ne serait-ce qu'une dernière fois.
Mais tu es parti te réfugier tout là haut.
S'il te plait n'emporte pas les souvenirs que j'ai de toi,
A jamais, laisse les moi
Pour que je ne t'oublie pas.
Ton corps a beau n'être plus là,
Ta mémoire est ancrée en moi.
Je pense m'arréter sur ces quelques mots.
Ta présence va beaucoup me manquer.
Maman a beau me dire que tu ne souffres plus, qu'aujourd'hui tu as rejoinds ta mère
Mais rien n'y fait, je ne cesse de pleurer,
Alors je cache ma tristesse derrière ce sourire qu'ils ont l'habitude de voir se dessiner sur mes lèvres
Mais rien n'y personne ne peut me consoler.
La cigarette et l'alcool t'ont tué,
Je n'ai plus que mes yeux pour pleurer et je finirais noyée dans mes larmes.
Désormais je n'ai plus qu'à regarder le ciel
Pour te dire combien je t'aime...